R. est tout à fait remis; il lit Parsifal et y retrouve ce jeu avec les descriptions très précises qui distingue l’épopée moderne depuis Virgile jusqu’à Byron de l’épopée antique (grecque). — L’après-midi, nous allons au théâtre, M. Unger chante des passages de Siegfried (dernière scène); la voix est souple et pleine, la prononciation excellente, il y a encore bien des fautes, mais je suis sûre, ainsi que R., qu’il saurait y remédier. Dernier entretien le soir, R. veut voir ce qu’il peut faire avec le directeur de Düsseldorf, il faudra sans doute payer l’amende prévue par les conventions[1] et où prendrons-nous l’argent? Peut-être un concert à Vienne? – Je réponds à ma mère que je ne peux certes lui donner d’aussi bonnes nouvelles de l’Allemagne que celles qu’elle me donne de la France; ce que les Allemands ont de meilleur, c’est en tout cas leur insatisfaction!…
[1]Tout cela concerne l’engagement signé par Unger avec le théâtre de Düsseldorf dont le directeur recevra une lettre de R. Wagner à ce sujet (voir le 2 octobre).
